Fin des frais de roaming: 5 astuces pour éviter les mauvaises surprises

C’est donc chose faite : les frais de roaming seront enfin supprimés en Europe dès le 15 juin. Une excellente nouvelle pour les consommateurs européens, donc, d’autant qu’elle intervient juste avant les vacances d’été. Mais pas de quoi baisser la garde pour autant, si l’on veut éviter les mauvaises surprises : BASE attire l’attention des consommateurs sur une série de petits pièges, qui peuvent encore méchamment alourdir la facture.1. Enkel geldig in Europa… en in enkele andere landen

1. Valable uniquement en Europe.. et quelques pays bonus

Premier point d’attention pour le consommateur : la destination. Il n’est ainsi pas inutile de rappeler que la Suisse, par exemple, ne fait pas partie de l’Union et que la nouvelle norme sur les frais de roaming ne s’y applique donc pas. Idem pour la Turquie, dont la proximité immédiate avec l’Europe pourrait induire en erreur. À noter, par contre, que certains opérateurs proposent des frais de roaming réduits sur certaines destinations, sans pour autant les supprimer totalement. Surtout, la mesure s’applique à l’intégralité de l’Espace économique européen, donc également à l’Islande, au Liechtenstein et à la Norvège, ainsi qu’aux territoires d’Outre-Mer français (Guyane française, Réunion, Guadeloupe, etc).

Quant au Royaume-Uni, puisqu’il fait techniquement encore partie de l’Union européenne la nouvelle réglementation en matière de roaming s’y applique également. Difficile, par contre, de prévoir ce qui se passera en 2019 une fois que le Brexit sera effectif

2. On parle de roaming, pas d’appels internationaux

La nouvelle réglementation européenne s’applique uniquement au roaming au sens strict, soit le fait d’appeler ou d’être appelé lorsque l’on se trouve à l’étranger. Si vous décidez d’appeler un numéro espagnol depuis votre téléphone belge alors que vous vous trouvez en Belgique, cela reste un appel international, sur lequel aucune réduction de frais n’est imposée par l’Europe. 

En clair : 

  • Je suis en Belgique et j’appelle un numéro étranger, où qu’il se trouve : tarif international.
  • Je suis en France et j’appelle un numéro belge, où qu’il se trouve : tarif national.
  • Je suis en France et j’appelle un numéro européen, où qu’il se trouve : tarif national.

Attention, donc, si vous envisagez de souscrire à un abonnement chez un opérateur français pour l’utiliser en Belgique: les appels faits par vos proches en Belgique pour vous joindre seront considérés pour eux comme des appels internationaux! Sans compter un autre inconvénient: l’opérateur français pourrait décider de vous facturer certaines surcharges.

3. Quelques balises

Si les frais de roaming sont bien totalement supprimés, l’Europe a tout de même placé quelques balises, histoire d’éviter que des citoyens européens n’aillent contracter des abonnements chez des opérateurs qui ne sont pas actifs dans leur pays. Une démarche qui vise à protéger quelque peu les opérateurs, qui doivent investir dans le développement de leurs réseaux pour faire face à la demande sur leurs marchés. Pas question, donc, d’aller contracter un abonnement à l’étranger pour être constamment en roaming.. mais pas de quoi s’inquiéter, non plus, pour les étudiants qui partiraient en Erasmus : seuls les usages visiblement abusifs seront sanctionnés. 

4. Garder un oeil sur sa consommation

 La plupart des opérateurs mobiles proposent à leurs clients de suivre leur consommation de données mobiles (ou de leurs autres forfaits) via une application mobile ou un service en ligne. Un outil qu’il peut être utile d’exploiter, surtout à l’étranger, histoire d’éviter de sortir totalement de son forfait (minutes et SMS gratuits) tout en gardant un oeil sur sa consommation de data. A noter aussi que les opérateurs ont l’obligation d’une part de signaler, par SMS, tout dépassement de forfait data à l’étranger dès que le surcoût atteint les 60euros, et d’autre part de bloquer alors l’accès à l’internet mobile (l’utilisateur peut ensuite décider de le réactiver). Et dans certains cas, comme chez BASE, il est même possible de relever ou d’abaisser cette limite des 60 euros.

5. Le WiFi  pour ne pas se poser de questions

Pour éviter toute surprise en matière de consommation de data mobile à l’étranger, l’utilisation de réseaux WiFi est toujours une bonne option en ce qu’elle permet, outre le surf, d’envoyer des messages ou d’appeler via des applications comme Skype ou WhatsApp, sans crainte quant à l’impact sur la facture finale.

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